I. LA LOI DES JUNGLES

Calais, France 2009


La fermeture du centre de Sangatte en 2002, avait pour objectif de diviser par dix le nombre de migrants à Calais et de réduire le fameux appel d'air vers le nord de la France. Mais selon Jérémy Nourri de l'association Terre d'Errance : Les migrants n'ont pas disparu, ils ont simplement été éparpillés par dix dans les bois du Calaisis.


Entre 2003 et 2009, les Jungles se sont multipliées sur le littoral, à proximité des lieux de transit : Norrent-Fontes, Loon Plage, Téteghem, Steenvoorde, Angres, Steenwerck, Wisques... sont autant des points de fixation pour les migrants.


Nous sommes à Calais en mars 2009, dans la Jungle des Afghans. Voici comment survivent ces hommes qui, après un périple au long cours pour atteindre l'Europe, espèrent plus que jamais atteindre l'Angleterre.

II. L'AFRICAN HOUSE

Calais, France 2010


Depuis 2002, le nombre de migrants en transit dans le Calaisis a augmenté, jusqu'à atteindre un millier de personnes.


L'année 2009 a marqué un durcissement avec la destruction des principales jungles. L'évacuation du squat des Africains en Juin 2010 est un nouveau signal négatif pour les migrants. 


Pour les demandeurs d'asile et les autres, les lieux de vie informels sont la règle. Dans un hall pour une nuit ou un appartement abandonné pour les plus chanceux. Les migrants vivent reclus, seuls ou à plusieurs dans des lieux insalubres... Pour vivre "heureux" vivons cachés.


Nous sommes en avril 2010. Voici les derniers instants de l'African House, une ancienne scierie qui servait de refuge à une quarantaine de migrants de la Corne de l'Afrique, pour la plupart Soudanais de la région du Darfour, qui ont été contraints de fuir la guerre.

III. ANGLETERRE PROMISE

Stoke-On-Trent, Royaume-Uni 2010


En avril 2010, Alwassila et Elsheikh sont dans le squat Africain de Calais quand ils décident de tenter une nouvelle fois le passage en Angleterre. Ils se faufilent sous un autobus qui se dirige par chance vers le port.


Contrôle du véhicule avant l'embarquement. Rien n'est détecté, le bus embarque sur un ferry à destination de Douvres. Une fois débarqué, le bus s'engage sur la voie rapide vers Birmingham, danger maximum...


Par chance, le chauffeur s'arrête pour faire le plein, nos deux compères en profitent pour continuer à pieds. Après quelques minutes ils sont arrêtés par la police, subissent un interrogatoire et une garde à vue de 24 heures. De part leur statut de réfugiés du Soudan, ils obtiendront des papiers provisoires ainsi qu'une aide du Home Office pour se loger.


Une nouvelle vie à l'heure anglaise commence pour eux.



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